Enki Bilal

Enki Bilal
Enki Bilal

 

Depuis 40 ans, Enki Bilal a si fortement imprégné la bande dessinée de son empreinte qu’il fait incontestablement partie des grandes signatures de la science-fiction.

 

Né le 7 octobre 1951 à Belgrade, il ne restera que les 9 premières années de sa vie en Yougoslavie. Pourtant, l’histoire chargée de son pays –consciente et inconsciente– ainsi que le contexte de guerre froide qui hantait si fortement l’Europe de l’Est à l’époque de sa jeunesse le marquera à jamais, et va se retrouver dans la totalité de son œuvre, véritable «classique contemporain». L’univers de Bilal tourne essentiellement autour de la science-fiction politique, avec parfois quelques détours affectifs.

En 4 décennies, son style est passé du noir et blanc tramé où la hachure et le modelé sont rois à des œuvres peintes où la couleur s’exprime ardemment –surtout le bleu. Plus optimiste, Bilal ? Pas vraiment. La forme a pris des couleurs, mais le fond est toujours aussi sombre, quoique constamment contrebalancé par un espoir présent mais caché. Si les préoccupations de Bilal restent fidèles à sa «mythologie» bâtie au fil de ses œuvres, celui-ci n’a cessé d’ouvrir son champ créatif en passant de la plume au pinceau puis à la caméra, réalisant des décors, des costumes, des peintures, des films, donnant ainsi la possibilité à son univers intérieur de s’exprimer au-delà de la bande dessinée. Mais toujours par l’image.