La revue Planète

Les numéros de Planète.
En 1960, 2 intellectuels français, Jacques Bergier et Louis Pauwels, cosignent un ouvrage destiné à connaître un succès fulgurant. Brassant des sujets aussi divers que les dernières avancées de la science, les sociétés secrètes, la sociologie, l’alchimie ou l’occultisme, Le Matin des magiciens a pour ambition d’ouvrir la voie à une nouvelle révolution culturelle, sociale et artistique, celle du « réalisme fantastique ». 1 an plus tard, en guise d’extension au livre, sera créée la revue Planète avec pour slogan « Rien de ce qui est étrange ne nous est étranger ! ».
Porte-parole d’un mouvement dont l’importance est difficilement imaginable aujourd’hui, Planète se donnait avant tout pour fonction d’être un « remue-méninges » dans lequel œuvres de science-fiction côtoyaient articles de vulgarisation scientifique, essais ésotériques, sociologiques ou historiques, les auteurs s’efforçant de réconcilier les domaines du savoir et de rendre accessibles des connaissances habituellement reléguées dans les marges.
Avec des ventes dépassant les 100 000 exemplaires dès les premiers numéros, le « phénomène Planète », selon l’expression d’Edgar Morin, divisa l’opinion publique des années 60, provoquant des réactions passionnées d’adhésion ou de rejet. Bien que la revue soit tombée dans l’oubli une décennie plus tard, son influence demeure toujours sensible, de nombreuses théories développées dans Planète étant passées dans la culture populaire pour le meilleur comme pour le pire.





