Les maîtres du maquillage moderne

Reposant sur le maquillage intensif, les illusions du cinéma des fondateurs allaient céder de plus en plus de terrain aux nouveaux effets spéciaux. Combinant les prodiges du latex et les arrangements numériques (puis les éléments de synthèse plaqués sur fond vert), le maquillage à Hollywood s’est adapté sans jamais disparaître.
 


Ron Perlman, quotidiennement transformé pour les besoins du film

 

Oui, le maquillage a encore sa place dans les salles obscures ! Ce n’est pas Ron Perlman, l’un des acteurs les plus grimés de ces 40 dernières années, qui objectera. Hellboy 2, réalisé par Guillermo Del Toro, en est une preuve chamarrée.

Les arrangements informatiques sont aujourd’hui essentiels pour gommer les quelques lignes superflues et implémenter les environnements, mais les acteurs sont toujours entourés de magiciens du latex, toujours prêts à nous transporter dans l’irréel par tous les moyens...

Le 7ème art a bien changé, depuis ses premières lueurs timides. Les effets spéciaux sont arrivés, suivis de la couleur, tandis que les films gagnaient de nouvelles vies : cinéma, petits écrans, puis magnétoscope et lecteurs gagnant constamment en performance. L’art est devenu une industrie, et avec cette mue sont venus se greffer de nouvelles normes. Le spectateur a acquis de nouvelles aspirations, désireux d’y croire sans cesse davantage. Toujours plus convaincants, plus «réalistes», les monstres ont fait les beaux jours du film de genre.