Les origines du Steampunk

 

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K. W. Jeter : et l’homme créa le steampunk
 
 
Étroitement lié à la science, le steampunk en partage les révolutions et les ramifications sociétales. Avec le renforcement de la pensée cartésienne, il n’est donc pas étonnant que naissent alors des uchronies révélant un goût croissant pour les alternatives scientifiques.
 
En 1979, K. W. Jeter publie le roman Morlock Night. Il le décrira lui-même quelques années plus tard – ainsi que d’autres livres écrits avec ses compagnons de lettres Tim Powers et James Blaylock – comme un ouvrage de genre steampunk. Le mot est jeté, reprenant ironiquement la base sémantique du cyberpunk dont Jeter est par ailleurs l’un des premiers auteurs. Les 2 genres possèdent d’ailleurs les mêmes visages : la science et les influences de celle-ci sur les sociétés modernes.

 

Le steampunk fait surtout référence à l’explosion des nouvelles techniques dont le 19ème siècle a été le creuset incontestable, ainsi qu’à la vapeur qui a accompagné ces évolutions majeures. L’obscurantisme religieux a fait place aux espoirs de la compréhension et de la maîtrise de l’environnement et des lois universelles : tout devient possible. À cette époque, Jules Verne émerveille ses contemporains avec des promesses de voyages improbables mais néanmoins envisageables…
 
Les frères Lumière ébranlent le quotidien de leurs concitoyens grâce à leur apport dans le domaine de la photographie et de la cinématographie. Charles Babbage est alors à 2 doigts de créer le premier ordinateur…
 
Resté à l’état embryonnaire, la machine à différences de ce mathématicien émérite aurait pu être la première machine à gérer des opérations par calcul sans intervention humaine. Serait-on déjà sous la coupe de Skynet, si son projet avait été mené à terme ? Le mp3 aurait-il été inventé sous la gouvernance de McCarthy ?