Les Vampires

Christopher Lee dans Dracula et les femmes, Freddie Francis, 1968
Les vampires sont des créatures légendaires censées se nourrir du sang des vivants. S’il en existe des équivalents dans toutes les cultures, le type du vampire tel que nous le connaissons dans l’Occident contemporain a commencé à se former au 18ème siècle, lorsque les légendes d’Europe de l’Est pénétrèrent à l’Ouest. La littérature romantique puis le cinéma ont ensuite pris le relais pour en faire évoluer la silhouette jusqu’à nos jours, où le monstre a beaucoup perdu en horreur et nettement gagné en séduction…
« L'odeur du sang des bêtes immolées fera sortir les ombres
des défunts et ils te demanderont à boire. »
L’Odyssée, Homère.
C'est en Serbie, vers 1725, que le mot « vampire » fait son apparition. Si l’étymologie en est inconnue, on trouve dans les différentes langues slaves des variantes en « vapir », « upir », « upior », « upar », etc. Selon les traditions locales, les vampires sont des revenants en corps – par opposition aux fantômes – qui reviennent visiter leurs proches pour les vider de leur sang.
Pendant longtemps, ces histoires concernèrent essentiellement l’Europe de l’Est. Non que le versant occidental ignore le phénomène (des cas de morts indisciplinés sont rapportés dès le Moyen Âge partout en Europe), mais, jusque-là, seule une poignée d’érudits semble s’en inquiéter. En 1679, le théologien Philippe Rohr a ainsi consacré un traité au phénomène sous le titre De la mastication des morts dans leurs tombeaux.





