Matrix

Qu'on l’aime ou pas, une dominante de vert désormais célèbre...
Tantôt adulé tantôt détesté, Matrix interpelle. Influencé par une cyberculture faite de comics, de codes cyberpunk et d’une mise en scène asiatisée, la trilogie des frères Wachowski a dynamité le cinéma d’Hollywood pour y graver une empreinte indélébile.
C’est en 1999 que le phénomène illumine les salles obscures : après avoir englouti 63 millions de dollars, Matrix sort enfin au cinéma. Le nouveau film d’Andy et Larry Wachowski intrigue, éblouit, surprend, mais divise son public. Il s’agit d’une histoire vieille comme le monde, modernisée de façon à créer un sentiment de nouveauté.
Thomas A. Anderson mène une double vie. Citoyen tranquille voire transparent, programmeur dans une société informatique aseptique, c’est aussi un pirate informatique incroyablement doué en dehors de ses heures de travail. Thomas est perturbé par une sensation étrange et viscérale qui le pousse à se questionner sur la nature de son environnement. Il ne tarde pas à apprendre que ce qu’il croit être vrai n’est qu’un mensonge binaire, une réalité factice superposée à son esprit : La Matrice. Les machines – et plus particulièrement l’Intelligence Artificielle – imposent cette vision irréelle à l’humanité, vision que des hommes à l’esprit non encore assouvi vont tenter de faire voler en éclat.
M. Anderson (qui prendra le nom de Néo dans la Matrice) est censé être l’élu, l’humain qui mettra fin à la mascarade. C’est du moins la croyance de Morpheus qui le libère de l’entrave virtuelle pour le ramener dans le monde réel.
Cependant, les réalités s’entrechoquent et il devient finalement difficile de faire le tri entre vérité et habile mensonge. Le monde souterrain des humains, le refuge de l’humanité Sion, est-il réel ou n’est-il qu’une couche supplémentaire du programme principal destiné à maintenir l’espoir des hommes un peu trop éveillés ?





