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La dernière vie de Simon : bijou fantastique made in France

La dernière vie de Simon est une rareté : un film fantastique français dont le jeune héros a d’étranges superpouvoirs. Mais c’est aussi une lettre d’amour à des pointures du cinéma comme Steven Spielberg.

Auteur: Xavier Fournier


La dernière vie de Simon, c’est l’étrange histoire d’un orphelin qui peut changer d’apparence. Il lui suffit de croiser quelqu’un pour pouvoir imiter sa forme, son âge… On s’émerveille d’abord comme dans une aventure de Peter Pan mais très vite la situation débouche sur quelque chose de beaucoup plus tragique. Un film avec des enfants, donc, mais pour de grands enfants, comme nous le confie le réalisateur Léo Karmann : « Ce qui est formidable avec ce film c'est que ça plaît autant aux enfants qu'à leurs parents et grands-parents. J'adore les films d'animation pour ça : ils attirent les enfants certes, mais aussi un très large public avide d'évasion et de rêve. Alors pourquoi ne pas aussi essayer de créer cette réunion des publics avec un film live ? »

Une histoire originale et magique

Quand on s’atèle à un tel film, la principale barrière n’est pas de trouver le budget nécessaire à des effets spéciaux. Au contraire Léo Karmann démontre bien souvent son ingéniosité avec des effets simples mais bien utilisés. Dès les premiers plans on a droit à des hommages évidents (mais très bien gérés) aux maîtres du genre. Non, la maîtrise artistique et technique est là, à l’évidence. L’écueil principal, a été la frilosité des financiers du cinéma : « Pendant 8 ans on nous a dit "On ne fait pas ça en France". Comme si le cinéma de l'imaginaire nous était interdit. Alors qu'on est le pays de Jules Verne, Cocteau, Mélies... Le plus dur a été de les convaincre que non seulement on avait les capacités de le faire, mais surtout que ça pouvait intéresser le public français de découvrir une histoire originale et magique ! ».

Fidèle à son obsession

La magie, elle passe aussi par ce qu’on pourrait considérer comme deux « générations » d’acteurs. D’un côté les jeunes Albert Geffrier, Vicki Andren et Simon Susset, de l’autre, pour justifier des variations d’âges, les comédiens Benjamin Voisin, Camille Claris et Martin Karmann. Bien sûr, tout cela ne se passe pas à l’ombre des gratte-ciels de New York et on n’aperçoit pas Bruce Willis entre deux explosions. Non, on est plus dans le registre petit village côtier. Mais le résultat est hypnotique, comme la mélodie d’une boite à musique. Le public des avant-premières ne s’y est pas trompé : « Après 8 ans d'acharnement, de voir des salles entières se lever à la fin du générique pour nous applaudir et nous remercier, c'est magnifique. Ça conforte l'idée que le plus important c'est de raconter une belle histoire qui nous porte. Si on reste fidèle à cette obsession, on en est récompensé ».

La dernière vie de Simon sort ce mercredi 5 février dans une cinquantaine de salles en France. Si votre âme a vibré pour les Goonies ou la Onze de Stranger Things, alors foncez voir ce film rare, à la fois drôle et tragique.

Crédits photos : Jour 2 Fête

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