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New York 1997 : qui pour chausser les bottes de Snake Plissken ?

New York 1997, Le film d’action futuriste de John Carpenter va-t-il enfin sortir d’un « development hell » de plus de dix ans. Après une longue valse de producteurs, de scénaristes, de réalisateurs et surtout d’acteurs, l’équation semble enfin résolue pour redonner vie au prince des anti-héros Snake Plissken.

Auteur: Jean-Pierre Michalon


La fin de carrière de John Carpenter est paradoxale. Alors qu’il fait enfin l’objet d’une reconnaissance critique, que les plus grands festivals lui rendent hommage et que ses films font l’objet de remakes (Fog, Halloween, Assault), le réalisateur se contente d’enchaîner les tournées avec son groupe pour jouer devant des foules nostalgiques les grands thèmes qu’il a composé pour ses films. L’influence de John Carpenter est immense et pourtant, cela fera bientôt vingt ans que les portes des studios hollywoodiens lui sont fermés.

Les fans doivent ainsi se contenter de sa musique et surtout de son héritage. Et, parmi ses nombreuses créations, New York 1997 a toujours tenu une place à part. D’abord parce qu’il s’agit d’un concept puissant. Dans un futur proche, New York est devenu une immense prison à ciel ouvert. Quand Air Force One se crash en plein milieu de la grosse pomme, les autorités envoie un repris de justice intraitable pour sauver le président…

Le mercenaire en question, Snake Plissken, interprété par un Kurt Russel alors à son sommet, est un cowboy solitaire moderne, cynique, avec un spectaculaire instinct de survie. Pour le meilleur ou pour le pire, ce personnage oh combien culte devrait enfin renaître bientôt sur grand écran.

Des choix inattendus

En dix ans, Joel Silver (le célèbre producteur de Die Hard et Matrix), en a vu passer des propositions. Brett Ratner s’y ai cassé les dents. Puis Len Wiseman (Underworld) a longtemps planché sur le remake avec Gerald Butler dans le rôle de Plissken. Breck Eisner (le réalisateur de l’excellent The Crazies) a lui aussi jeté l’éponge. Et enfin Robert Rodriguez a quitté le projet pour partir travailler sur Alita : Battle Angel. Coté comédiens, la liste des stars pressentis est sans fin. Que de la graine de gros bras bien viril : Charlie Hunnan, Chris Hemsworth, Jeremy Renner, Jason Statham ou encore Tom Hardy. Et, objectivement, tous ces noms sont plutôt de bonnes idées. Un choix crucial pour la Fox surtout pour une potentielle trilogie qui va explorer les origines de la mutation de New York en bagne où règne la plus totale anarchie.

Et si l’homme de la situation était Leigh Whannell, comparse de James Wan sur Conjuring, Saw et Insidious, et dont la version paranoïaque de L’Homme invisible (le 26 février en salles) affole la critique ? Un artiste sans doute capable d’apporter de la fraîcheur à un concept qui peut de tomber facilement dans la révérence stérile au film orignal de John Carpenter. Seulement Leigh Whannel a lâché une bombe il y a cinq jours. Il penserait sérieusement à embaucher Wyatt Russell dans le rôle qui a tellement collé à la peau de son père. Le jeune acteur, abonné à des rôles d’étudiants sympas (Black Mirror), a récemment prouvé qu’il avait aussi de l’autorité et du charisme à revendre dans Overlord, le film de guerre fantastique produit par J.J. Abrams. Le pari est un peu risqué mais Wyatt Russell possède un argument de poids : celui de la légitimité.


Tags: John Carpenter   New York 1997   Wyatt Russel   Kurt Russel   Leigh Whannell  


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