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Star Trek : Picard, notre critique en avant-première

Nous avons eu la chance de visionner les trois premiers épisodes de Star Trek : Picard qui débute demain, 24 janvier, sur Amazon Prime. Oubliez la « série de trop », le résultat est, pour un début de saison, enthousiasmant. Décryptage garanti sans spoilers !

Auteur: Jean-Pierre Michalon


Immortel

À 79 ans, Patrick Stewart n’a jamais semblé aussi jeune et dans la lumière. « Sir Pat Stew », pour les intimes, vient de poser ses mains dans le ciment sur Hollywood Boulevard, et s’apprête à revenir en force avec le personnage qui l’a immortalisé : le capitaine Jean-Luc Picard, tête d’affiche de la renaissance de Star Trek à la télévision à la fin des années 80.

Les trailers de la série ST : Picard, dévoilés lors du Comic Con de San Diego, puis à l’occasion d’une tournée mondiale promotionnelle qui est passée par Paris, laissaient présager un mélange de scénario intrigant et de fan service. L’apparition du couple Jonathan Frakes et Marina Sirtis par exemple ressemblant plus à une réunion de vétérans sans saveur. Les trois premiers épisodes de la série ont pourtant balayé nos doutes. Non seulement le script exploite intelligemment l’âge avancé du personnage mais il propose également des développements ultra prometteurs d’un univers laissé en plan par la franchise en... 2002.

ST : Picard reprend en effet la situation des quadrants Alpha et Beta vingt ans après les événements relatés dans le film Star Trek : Nemesis et dans une moindre mesure, les prémices du film « reboot » de J.J. Abrams de 2009.

Dahj (Isa Briones), Jean-Luc Picard (Patrick Stewart) et Seven of Nine (Jeri Ryan)

Quête d’humanité

Retraité dans son vignoble familial, l’amiral Jean-Luc Picard digère avec amertume son éviction de Starfleet lorsque, des années plus tôt, il avait tenté d’organiser une mission humanitaire pour sauver les réfugiés de l’Empire Romulien balayé par une gigantesque supernova. Pendant ce temps, une jeune étudiante, Dahj, est la cible d’un commando d’assassins. Réussissant à s’enfuir, elle retrouve Jean-Luc Picard dans l’espoir de comprendre pourquoi il hante ses rêves et qui la pourchasse. Le vieil amiral et la jeune fille se lancent alors dans une enquête au cœur des intrigues politiques et scientifiques entourant les humanoïdes « synthétiques ». Depuis une révolte sanglante d’androïdes sur la planète Mars, la Fédération des planètes unies a en effet banni leur production et toutes recherches les concernant...

Kurtzman à la hauteur ?

Comme pour Star Trek : Discovery, dont il était aussi le showrunner, on pouvait douter que Alex Kurtzman soit à la hauteur de la tâche. Il a été souvent souligné que la réussite de ST : Discovery est plus le fruit des idées de Bryan Fuller (scénariste, véritable gardien du temple, de ST : Deep Space 9 et ST : Voyager et du formidable Hannibal). Plus qu'à l’auteur de films souvent piètres (Cowboys vs Aliens, The Amazing Spider-man 2, Ender’s Game, ou les deux premiers Transformers), faisons néanmoins confiance à Alex Kurtzman l’homme de télévision. Car il est capable de fulgurances comme dans Alias, Fringe ou dans le discret Sleepy Hollow et il ne faut pas oublier que son travail sur les films récents Star Trek et la série ST : Discovery démontrent qu’il a compréhension solide de cet univers. Dans tous les cas, la série dépasse pour l’instant très largement nos meilleurs pronostics !

 

Photos : © CBS


Tags: Star Trek Picard   Jean-Luc Picard   Star Trek   Alex Kurtzman   Amazon prime  


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