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The Witcher est-il à la hauteur de sa hype ?

Attendue avec plus de ferveur qu’un cadeau bien emballé sous le sapin de Noël, The Witcher, dernière création originale de Netflix, divise déjà, quelques jours à peine après sa diffusion sur la plateforme. Alors cette chasse aux monstres, bonne ou mauvaise expérience ?

Attention : quelques spoilers peuvent apparaître au détour d’un paragraphe !

Auteur: Olivia Tripault


Trois héros pour le prix d’un. Le premier, le sorceleur Geralt de Riv (Henry Cavill, Man of Steel) qui parcourt tout le Continent pour occire les monstres et récupérer des piécettes. La deuxième, Yennefer (Anya Chalotra, ABC contre Poirot), jeune femme difforme et caractérielle qui vient d’entrer à l’académie d’Aretuza pour devenir sorcière. La troisième, la jeune princesse Cirilla (Freya Allan, La Guerre des mondes) qui voit son pays tomber sous la poigne d’une armée ennemie et doit fuir son château au plus vite.

De bons ingrédients dans le chaudron

Attention chronologie aléatoire ! Cette adaptation de la saga du Sorceleur, que l’on doit au polonais Andrzej Sapkowski (éd. Bragelonne, 2003), peut vite donner mal au crâne si l’on n’est pas attentif. La série s’amuse au fil des épisodes à nous perdre dans le temps. Qui est arrivé le premier Geralt, Yennefer ou Ciri(lla) ? Cela mis à part, le show se dévore avec un bel appétit. Si certains effets spéciaux peuvent faire sourciller (dragons aux écailles très lisses), l’aventure reste prenante. Rythmé avec justesse entre scènes de combats athlétiques et dialogues politiques, The Witcher nous offre un monde très sombre mais pas dénué d’émotion ni d’humour.

Plébiscité pour sa gueule d’ange, Henry Cavill joue un sorceleur tout en finesse : oubliez les grognements du « Loup Blanc », un regard lourd de sens vaut mieux que mille mots. Si ses journées sont pleines de danger, c’est surtout contre les hommes que le bôgoss sorceleur doit sans cesse lutter. Racisme, manipulations, crimes, agressions sexuelles et préjugés, chaque épisode traite d’un sujet difficile, mais la série ne tombe jamais dans la facilité. Et si Geralt choisit toujours le « moindre mal », il n’en devient pas pour autant le héros idéal : point de veuve et d’orphelin sauvés à chaque mission. La vie peut être cruelle même sur le Continent.

Destinée VS Dracarys ?

Mais est-ce pour autant un sans-faute pour The Witcher ? Avant sa sortie officielle sur Netflix, beaucoup le comparaient déjà à Game of Thrones : même fantasy, mêmes cheveux blancs, même combat ? Si la destinée de Geralt et ses drôles de dames nous offre une série de bon niveau, elle est encore loin d’atteindre le trône. Au-delà des querelles entre familles, GoT nous offrait une vraie leçon de philosophie et de métaphysique. Tout était sujet à interprétation et à débats, ce qui n’est pas le cas pour The Witcher. L’histoire est belle et efficace mais peut-être pas encore assez mûre pour lancer une délibération enflammé. Affaire à suivre !

Photos The Witcher © Netflix

Photos The Witcher © Netflix


Tags: The Witcher   Netflix   série TV   Série   Andrzej Sapkowski   Henri Cavill   Freya Allan   Anya Chalotra   review  


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