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V Wars : le vampire à la dent molle !

Arrivée en toute discrétion sur la plateforme, V Wars, la nouvelle création originale de Netflix, n’a pas eu le temps de faire parler d’elle avec la sortie retentissante de The Witcher. Alors cette série aux crocs acérés, bon, moyen ou très mauvais moment à passer ?

Attention : quelques spoilers peuvent apparaître au détour d’un paragraphe !

Auteur: Olivia Tripault


La vie bascule du jour au lendemain pour le Dr. Luther Swann (Ian Somerhalder, Vampire Diaries). Alors qu’il revient d’une mission de sauvetage en Arctique, accompagné de son meilleur ami, Michael Fayne (Adrian Holmes, Skyscraper), les voilà tous deux atteints d’un virus inconnu. Mis en quarantaine, ils sont finalement rétablis et libérés au bout de quelques jours. Mais très vite Michael va développer d’étranges symptômes : perte de mémoire, accès de violence. Et voilà que le Dr. Luther se retrouve avec un ami devenu prédateur, avide de sang humain !

Nouveau look pour un nouveau vampire

Adapté du comics éponyme signé Jonathan Maberry, V Wars plonge les États-Unis dans un chaos en demi-teinte. Oubliez les vampires sexy qui prennent un air ténébreux avant de vous sauter à la gorge. Visuellement les vampires de V Wars sont plus proches de ceux de The Strain que de True Blood. Et encore ! Les fans de vampire seront vite désappointés devant la gueule des monstres. Mâchoire allongée, crocs protubérants, peau grise de zombie, les vampires de cette série ressemblent plus à des loups garous en fin de vie qu’à nos habituels charmeurs nocturnes. Et pourtant, tous les vampires ne se ressemblent pas, certains ont gardé les petites canines standards, pourquoi cette différence ? Nul ne le sait !

À ce mystère physique s’ajoute les incohérences scénaristiques : Michael qui change de personnalité à presque tous les épisodes (tueur sanguinaire, sage chef de clan, philosophe las), le DSI (Département de la Sécurité Intérieure) qui n’arrive pas à repérer le vampire infiltré juste sous son nez, les bikers drogués jusqu’à l’os qui se révèlent meilleurs chasseurs de vampires que les soldats américains… La série veut faire trop bien et trop vite, au risque de perdre son spectateur avec des personnages pratiquement pas identifiés et une suite d’évènements sans queue ni tête.

Morsure à revoir

Cependant, tout n’est pas noir dans le tableau de V Wars. Le thème vampirique, s’il est traité avec les clichés américains par excellence, est assez rafraîchissant. Dans cette série le vampire nait de la science et non des légendes. Si la guérilla des « Bloods » (vampires sous le joug de Michael) peut faire sourire, elle amène une question intéressante : que faire si on découvre une espèce supérieure à l’Homo Sapiens ? Avec cette question philosophique, la série prend également le temps d’aborder la question de la maladie et des réactions de chacun face à une telle épreuve. Maladie vampirique ou maladie mentale, V Wars glisse çà-et-là des scènes très justes où les personnages prennent une dimension plus réaliste. Dommage qu’elles soient si bien cachées entre les scènes gores à répétition et les sourcils éternellement froncés de Ian Somerhalder.

 

Photos V Wars © Netflix

Photos V Wars © Netflix


Tags: V Wars   Netflix   review   Série   Adrian Holmes   Ian Somerhalder  


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